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L'esperluette est le logogramme de &, lettres reliées en forme de nœud. C'est aussi la gazette mensuelle de la Cie Home Théâtre février 2012 |
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Tout l'monde a évoqué les effets financiers. |
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Rictus dada
Les poètes n'ont pas la langue dans leur poche ! Jean-Pierre Verheggen, en tête, prévient : "S’il le faut on parlera le javanais!". Car désormais le poète veut "poérire de tout et poésoir à loisir". Les faits sont jeux ! Tout peut se dire et se poésir ! Et pourquoi pas "des métonymies et des métaphores sur la vie des porcs et de leur mort!". Comme le proclame Raye-mots Quenon, dans un lucide rictus : "ça a toujours kekchose d'extrême un poème...". ≡ Vendredi 03 février à 14h30 (La Madeleine)Montage de poèmes lus par Julien Bucci, accompagné par Sylvain Berthe (poly-instrumentiste) A l'association Acoljaq - 70 rue de Berkem - 59110 La Madeleine Entrée libre et gratuite, tout public à partir de 9 ans. En partenariat avec Tournesol Artistes à l'Hôpital, l'EPSM Lille Métropole et l'Acoljaq + d'infos sur le spectacle |
![]() Photo : Philippe Gaillard |
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Histoires sans faim
Pourquoi l'ananas est-il constellé d'autant d'yeux ? D'où vient la pomme dedans ? Des histoires fruitées racontées par un conteur-cuisinier. Des mots, des fruits qui finissent par prendre vie dans une salade de fruits (jolie jolie et bonne aussi !). ≡ Samedi 18 février à 14h30 et 16h30 (Douai)Avec Julien Bucci Dans le cadre du Salon du livre jeunesse de Douai - Salle d'Anchin - Rue Fortier - Douai Entrée libre et gratuite, à partir de 5 ans + d'infos sur le spectacle | ![]() Douceur des fruits qu'on fit ! |
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"Anton Voyl n'arrivait pas à dormir. Il alluma. Son Jaz marquait minuit vingt. Il poussa un profond soupir, s'assit dans son lit, s'appuyant sur son polochon. Il prit un roman, il l'ouvrit, il lut; mais il n'y saisissait qu'un imbroglio confus, il butait à tout instant sur un mot dont il ignorait la signification.
Il abandonna son roman sur son lit. Il alla à son lavabo; il mouilla un gant qu'il passa sur son front, sur son cou.
Son pouls battait trop fort. Il avait chaud. Il ouvrit son vasistas, scruta la nuit. Il faisait doux. Un bruit indistinct montait du faubourg. Un carillon, plus lourd qu'un glas, plus sourd qu'un tocsin, plus profond qu'un bourdon, non loin, sonna trois coups. Du canal Saint-Martin, un clapotis plaintif signalait un chaland qui passait.
Sur l'abattant du vasistas, un animal au thorax indigo, à l'aiguillon safran, ni un cafard, ni un charançon, mais plutôt un artison, s'avançait, traînant un brin d'alfa. Il s'approcha, voulant l'aplatir d'un coup vif, mais l'animal prit son vol, disparaissant dans la nuit avant qu'il ait pu l'assaillir." |
![]() Georges Pérec |
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