Fruits de la passion, fruits sauvages, à pépins, fruits qu’on fit (les enfants)... Les fruits et leur symbolique trouvent naturellement leur place dans les contes.
Savez-vous que les bananes pleurent quand elles se sentent délaissées par leur cultivateur (c’est si tendre une banane) ? Pourquoi la petite Anna n’a d’yeux que pour elle alors que l’ananas est constellé d’yeux ?
Le conteur sort de son chapeau des histoires librement inspirées d’un répertoire traditionnel, tout en composant une salade de fruit dégustée après le spectacle...
Quand j'étais petit je n'étais pas trés grand. Je devais être haut comme... neuf pommes. On courait tout nus dans les champs. Je dis "on" par ce que dans ma main y avait la main d'Eva, ma meilleure amie. On sautait, on dansait dans les bois... Un jour on a découvert un grand jardin grillagé. Sur le portail il y avait une pancarte toute rouillée :
"Jardin d'Dédène : défense d'entrer !"
"Il faut qu'on rebrousse chemin" dit Eva, toujours raisonnable.
"C'est justement parce que c'est interdit qu'il faut y aller ! Quand dans le bus c'est écrit "Défense de parler au chauffeur", ça t'empêche pas de lui parler ! Dans un musée quand c'est affiché "Défense d'éléphant", on a envie d'y voir, non ?! C'est pas parce que c'est marqué "défense d'entrer" qu'on peut pas y aller !"
Alors on sauté par-dessus le grillage. C'était un jardin extraordinaire ! Y'avait même des canards qui parlaient anglais (c'était des corner ! corner ! dans tous les coins au lieu des coincoin). Les arbres étaient chargés de fruits mûrs et odorants. Les branches ployaient sous les poids des fruits ! Il faut dire qu'ils en prenait grand soin de ses fruits, Dédène. Il ne supportait pas que des enfants viennent lui chiper des fruits. A chaque fois qu'il attrapait un grapilleur, ça le mettait dans une colère noire... Il sortait sa carabine et il tirait de grands coups en l'air en criant : "Bande de p'tits chenapans !"
Et les voleurs détalaient comme des lapins. Au milieu du verger il y avait un arbre plus grand que les autres, un pommier. Les fruits étaient dodus et charnus. Sur le tronc, Dédène avait accroché une pancarte :
"Le premier qui touche à mes pommes,
il aura affaire à ma pomme !"
Evidemment, Eva me regardait déjà d'un oeil mauvais..."
Histoires sans faim, de Julien Bucci
Reproduction interdite
Les enfants comme les parents ont adoré. A refaire plus souvent !
Ana
De la part de Nadia qui a trouver votre spectacle très amusant et votre salade de fruits excellente !
Nadia
Quel plaisir gustatif, auditif...
L'équipe des ateliers culturels de Libercourt
Histoire très ludique et motivante pour éveiller le gout chez les enfants.
Mme Rosolens
C'était bien et merci pour la salade de fruits !
Kourichi
Auteur : Julien Bucci
Durée : 40 minutes environ
Public : tout public à partir de 6 ans
Avec : Julien Bucci ou Carole Le Sone
Technique : spectacle jouable en tous lieux
Jauge limitée à 30 ou 60 personnes
(à déterminer pour la quantité de salade de fruits)
Entièrement autonome techniquement
Infos et tarifs Nous contacter
Spectacle labellisé par le Conseil Général du Nord
Il bénéficie à ce titre d'une aide à la diffusion de 50 à 60 % du prix du spectacle pour les organisateurs du département
Plus d'infos sur le label
|